23 décembre 2006

barcelona, décembre 2006

ou comment ne prendre que des photos à caractère religieux à moitié floues.

Exemple avec ce bout de Sagrada Familia:



Justement, la Sagrada Familia, SF (à juste titre, à en juger par sa taille et sa façade, en l'abordant on pourrait croire à un lieu de culte d'une colonie martienne oubliée), donc notre SF, gigantesque, inachevée, vivante, et plantée là au milieu de batîments modernes plus laids et quelconques les uns que les autres, elle grouille de touristes qui, une fois leur visite achevée, se ruent sur le marché de Noël.
Le maché de Noël, le même qu'ici, le même qu'ailleurs encore, le même que celui qu'on pourrait voir sur une colonie martienne reculée. Le même marché de Noël qui vend la même marchandise tout sauf locale, au même prix malhonnête aux mêmes touristes qui lorsqu'ils sont chez eux qualifient le marché de Noël local d'arnaque à touristes et qui là sentent la fièvre, cette frénésie qui les pousse à acheter, à rapporter un SOUVENIR. Le souvenir. Le biblot sans valeur qui finira sur une étagère, au milieu des autres, sous une bonne grosse couche de poussière. Le souvenir. L'objet, le bien matériel qui est censé, tel une idole, une icône, catalyser, "incarner" tous ces véritables souvenirs de voyage, ceux qui vivent, ceux qui bougent, qui tournent et tournent dans la tête, jusqu'à ce que la vie quotidienne ait repris son cours, que l'ivresse de la nouveauté et de l'exotisme fasse à nouveau place à la routine.
Voilà, et une bonne excuse pour ne pas avoir rapporté le moindre cadeau à qui que ce soit, une!

Pour en revenir à la Sagrada Familia, une fois dedans, la lumière est assez incroyable, et l'espace tout aussi immense.
Heureusement, les distributeurs de soda et friandises sont là pour vous faire revenir à la dimension humaine des choses.
Pour ce qui est de la lumière, je vous laisse en juger par vous-mêmes.









A SUIVRE...